
Grâce à un forage opéré à 3 655 m de profondeur, la Française de l’Energie confirme la présence significative d’hydrogène dans le sous-sol mosellan. Une grande première qui pourrait tout changer.
Jusqu’à présent, les travaux des chercheurs du CNRS Philippe de Donato et Jacques Pironon reposaient sur une présomption : il y aurait de l’hydrogène dans le sous-sol, dissous dans l’eau. Leur intuition a été confirmée par un forage (le plus profond au monde) sur la commune de Pontpierre. Selon la FDE (Française de l’Energie), la présence d’hydrogène naturel a été relevée sur de nombreux intervalles. Et en tout, 58 échantillons ont été directement prélevés en surface au cours du forage.
Il ne s’agit encore que d’une première étape, même si elle est déterminante. La FDE annonce la poursuite des travaux scientifiques du programme REGALOR II afin de mesurer les concentrations d’hydrogène dissous. Il s’agira aussi et de tester, in-situ, les outils de séparation eau/H2 développés en partenariat avec Solexperts et le laboratoire GéoRessources, avec le soutien de Saint-Gobain.
Par ailleurs, l’énergéticien va procéder à l’accélération des études à l’échelle du Permis Exclusif de Recherche (PER) dit des « Trois-Évêchés ». Cela permettra de déterminer l’étendue, le volume et les conditions technico-économiques de développement du gisement.