L’électro-méthanol à base d’hydrogène : une solution pour les bateaux ?

La société d’investissement Falkor, spécialisée dans la transition bas carbone, a décidé de prendre une part minoritaire dans la société suédoise Liquide Wind. Cet accord comprend également un partenariat pour développer des unités de production d’électro-méthanol en France et dans le Sud de l’Europe. Obtenu à partir d’hydrogène vert*, ce carburant peut être produit localement et contribuer à réduire de 94 % les émissions de carbone dans le secteur maritime. Il peut être adapté aux motorisations existantes, pour les armateurs, mais aussi pour les transporteurs routiers et industriels.

L’investissement de Falkor permettra à Liquid Wind de financer sa première centrale de production d’électro-méthanol en Suède baptisée « FlagshipONE ». Porté par un consortium fédérant notamment les entreprises Alfa Laval, Carbon Clean, Haldor Topsoe et Siemens Energy, ce site aura une capacité de 50 000 tonnes d’électro-méthanol par an à l’horizon 2024. Il s’agit du deuxième investissement de Falkor dans ce type d’entreprise après le développeur britannique de projets de production d’hydrogène vert Protium Green Solutions en 2020.

*L’électro-méthanol résulte de la combinaison de molécules d’hydrogène vert, produit par électrolyse de l’eau et alimentée par de l’électricité renouvelable, avec des molécules de carbone.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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