
Impacté par un marché plus lent que prévu, le producteur d’hydrogène vert publie un long communiqué qui semble destiné à rassurer les investisseurs. Il y fait allusion à la question de l’emploi.
Deux lignes pas plus. Dans le paragraphe concernant le plan de réduction des coûts de 30 %, on peut lire : « Cette réorganisation prévoit notamment la suppression de certains effectifs au sein du Groupe, le nombre de ces suppressions d’emploi devant être déterminé à l’issue des négociations sociales en cours ». Un commentaire on ne peut plus laconique, suite à l’article de la Tribune.
Pour le reste, Lhyfe souhaite montrer apparemment que les projets avancent bien et que la pérennité de l’entreprise n’est pas menacée. Il est rappelé que l’objectif d’un doublement du chiffre d’affaires a été atteint en 2025. Au-delà des 850 livraisons pour 55 clients, et des nouveaux contrats (2 ans en France avec Hyliko et un contrat avec un opérateur privé de stations-service en Allemagne), on apprend par exemple qu’il a signé aussi en début d’année un contrat pluriannuel de fourniture d’hydrogène vert avec la SETRAM, qui assure l’exploitation des bus hydrogène de la métropole du Mans.
Disposant de 21 MW de capacité d’électrolyse installée, Lhyfe rassure aussi sur les autres sites. Les chantiers se poursuivent pour les usines de Le Cheylas en Isère (10 MW) et Croixrault dans la Somme(5 MW).. Ces deux sites permettront d’augmenter de 70 % les capacités de production d’hydrogène vert.
Le producteur confirme par ailleurs qu’il se recentre sur les marchés matures et existants : mobilité, industrie au Royaume-Uni et raffineries en Europe. Il en est de même au niveau de l’ingénierie. Lhyfe se recentre, sur ses métiers cœurs et va externaliser les aspects liés à la construction.