Maersk : du méthanol vert en Espagne

Le géant du transport maritime Maersk et le gouvernement espagnol ont dévoilé un gigantesque projet de 10 milliards d’euros afin de développer ce carburant à base d’hydrogène, jugé stratégique pour décarboner le transport maritime.

Ce projet pionnier, qui devrait débuter au second semestre 2023, « prévoit de mobiliser, avec la participation de partenaires privés, près de 10 milliards d’euros d’investissements », a indiqué le gouvernement espagnol dans un communiqué. Il devrait se traduire par la création de deux vastes sites de production de méthanol vert*, l’un en Andalousie (sud), l’autre en Galice (nord-ouest), avec à la clé la création de « 85.000 emplois directs et indirects », ajoute le communiqué.

D’après le groupe danois, leader mondial du transport maritime par conteneurs, les deux sites espagnols devraient permettre de produire « deux millions de tonnes » de méthanol vert par an à l’horizon 2030. De quoi permettre à l’armateur de décarboner 10% de sa flotte de bateaux.

Maersk a besoin d’environ six millions de tonnes de méthanol vert par an pour atteindre son objectif de réduction d’émissions de CO2 d’ici à 2030 et de « quantités encore plus importantes » pour atteindre à terme son objectif de neutralité carbone. Le groupe entend produire ce carburant en interne dans cinq ou six sites dans le monde, faute d’offre actuellement existante sur le marché. Après l’Espagne, il pourrait cibler l’Égypte.

*Le méthanol vert, également appelé « e-méthanol » ou « biométhanol », est produit en mélangeant du dioxyde de carbone (CO2) et de l’hydrogène vert, lui-même produit par électrolyse.

Partagez si vous avez aimé

à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

Vous devriez aimer

Laissez un commentaire

H2Today / Seiya Consulting