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Associés dans le cadre du programme européen IDEALHY (Integrated Design for Efficient Advanced Liquefaction of Hydrogen), mené entre 2011 et 2013, et qui portait justement sur la réduction des coûts de cette forme d’énergie, le groupe japonais et le pétrolier ont décidé de s’associer. Ils vont développer en commun un navire de transport d’hydrogène liquéfié, rapporte le Nikkei Asian Review.

Kawasaki a déjà noué des partenariats avec Iwatani, spécialiste de la logistique, et J-Power (Electric Power Development), concepteur d’usines de liquéfaction. Pour sa part, Shell, apportera tout son savoir-faire dans le transport maritime d’énergie et la mise au point de standards

Ce partenariat repose sur la production d’hydrogène en Australie, à partir d’un charbon de faible qualité très abondant. Le gaz ainsi obtenu sera ensuite liquéfié puis transporté à bord de navires spécifiquement destinés à cet usage, qui livreront ce produit au Japon. L’objectif est d’arriver à un prix de vente de 30 yen (26 cents) par mètre cube à l’horizon 2025, avec un prix de production de 16 yen par kWh. Ce tarif serait 20 % plus cher que le gaz naturel liquéfié, mais moitié moins cher que le pétrole.

Kawasaki et Shell tablent sur une importation de 660.000 tonnes d’hydrogène liquéfié d’ici 2030. De quoi couvrir l’équivalent de 1.5% de la consommation énergétique au Japon

Une opération pilote devait démarrer d’ici 2020.