A l’occasion de la semaine pour le Climat (Climate Week NYC) à New-York, le “Hydrogen Council” a tenu sa première journée investisseurs. L’objectif était de réunir des leaders industriels et acteurs financiers et politiques, afin de dialoguer sur la place de l’hydrogène dans le futur mix-énergétique et sur son rôle comme élément clé de la transition vers des énergies décarbonées et durables. Il s’agissait également de sensibiliser la communauté financière sur l’opportunité d’investissement que représente le développement des technologies hydrogène pour l’avenir, dans les secteurs de l’industrie, de l’automobile et de l’énergie, au service de la transition énergétique.

Benoît Potier, PDG du groupe Air Liquide, s’est exprimé à la télévision sur franceinfo lors de cet événement. Selon lui, « La voiture électrique à l’hydrogène change d’échelle » « Certains marchés dont celui de l’automobile sont encore en développement. Mais, on peut dire que c’est en train de démarrer, pour Benoit Potier. » C’est rentable dans la mobilité, avec l’utilisation de l’hydrogène pour les chariots élévateurs dans les centres de logistique. Nous avons de grands clients comme Amazon, Carrefour, Walmart, Ikea. Ce sont des marchés déjà développés et puis des essais sont faits en Allemagne par notre partenaire Alstom pour les trains : là où les lignes ne sont pas encore électrifiées ».

Le patron d’Air Liquide est aussi revenu sur le salon de Francfort. « Mercedes a dévoilé en première mondiale une voiture électrique à l’hydrogène qui permet de faire 120 kilomètres en autonomie classique batterie, puis 450 kilomètres grâce à l’hydrogène. On change d’échelle, a insisté M. Potier. Et puis les grands de l’automobile comme Toyota, Hyundai et puis d’autres comme BMW et Audi sont en train de travailler et rejoignent le grand conseil de l’hydrogène que nous avons créé en partenariat avec Toyota. Conseil dont nous partageons la présidence, et qui est destiné à favoriser le développement du marché », a-t-il commenté.

A la question « Combien de voitures à hydrogène y a-t-il aujourd’hui dans le monde ? », il a répondu « quelques dizaines de milliers, mais on en est encore qu’au début ». « Pour pouvoir avoir un effet d’échelle suffisant, il ne faudrait même pas parler de centaines de milliers mais de millions, a poursuivi Benoit Potier. « C’est exactement ce que nous faisons au sein du conseil de l’hydrogène. Nous sommes en train d’imaginer le monde de demain, la transition énergétique dans laquelle l’hydrogène pourra prendre une place importante. Nous avons à 2030 et 2050 des objectifs qui sont en millions ».