La décision de la province d’expérimenter la voiture à hydrogène, en coopération avec Toyota, ne plaît pas à tout le monde. Ainsi, l’Association des véhicules électriques du Québec (AVEQ) croit que « Québec devrait plutôt continuer de soutenir le développement des véhicules électriques à batterie et des voitures hybrides branchables ». Elle demande au gouvernement Couillard de « faire marche arrière » sur ce projet, porté par le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Pierre Moreau. L’AVEQ évoque un « gaspillage d’argent ».

La polémique se déplace aussi sur le terrain politique. Des opposants, dont le Parti Québecois, se disent préoccupés « par les liens étroits» entre l’industrie de l’hydrogène et les gouvernements du Québec et du Canada. Le gouvernement Couillard nie avoir été influencé par des lobbyistes proches de son cercle politique lorsqu’il a fourni une aide financière pour la mise en place d’une station-service d’hydrogène à Québec.

En réponse à d’autres soupçons, notamment sur la provenance de l’hydrogène, le ministre de l’Energie québecois a apporté des précisions. « Si on produit de l’hydrogène avec l’hydroélectricité, qui est une énergie propre et renouvelable, on va produire de l’hydrogène totalement propre. La combustion de l’hydrogène ne produit que de l’eau », a expliqué M. Moreau. « On ne privera certainement pas les Québécois d’une possibilité de diversifier les revenus d’Hydro-Québec si elle devait être mise à profit dans la production d’hydrogène », a-t-il ajouté.

« Une voiture à l’hydrogène se recharge plus rapidement qu’une voiture électrique et son autonomie est généralement plus grande », a également précisé le ministre.