Après 16 mois de navigation autour de la France et en Méditerranée, et 10 326 milles nautiques parcourus, c’est l’heure d’un premier bilan technologique pour ce bateau unique au monde, développé en collaboration avec les ingénieurs du CEA-Liten. On apprend ainsi que l’hydrogène produit à bord par électrolyse de l’eau (une demi-tonne) et l’énergie solaire ont été les principaux fournisseurs d’énergie du catamaran.

C’est un bilan positif, mais déjà des améliorations se profilent. Actuellement en chantier à Saint-Malo, le navire sera équipé pour mars 2019 d’une technologie appelée Oceanwings et qui a été développée par la société française VLP. Dérivée de l’America’s Cup, elle n’a encore jamais été testée à si grande échelle sur un navire. Il s’agit de deux ailes rigides, automatisées et qui seront installées sur chacun des flotteurs du navire. Cette solution va remplacer les éoliennes à axe vertical et le kite de traction, tout en combinant les avantages de l’un et de l’autre.

Le système Oceanwings est une source complémentaire d’énergie pour Energy Observer.

Il est par ailleurs prévu une augmentation de la surface de panneaux photovoltaïques et l’installation d’un moyen de stockage thermique par récupération de la chaleur de la chaîne hydrogène. De quoi optimiser le système et rendre le bateau encore plus vertueux.