Dans le cadre du salon de Genève, le patron de l’ingénierie et de la qualité de PSA, Gilles Le Borgne, a évoqué les enjeux en matière de CO2. Le groupe doit atteindre un objectif de 93 g par km en 2021 et réduire de près de 40 % les émissions en 2030.

Si l’électrique à batterie et l’hybride rechargeable sont en cours de déploiement, l’expert de PSA estime qu’il faut une autre technologie. Gilles Le Borgne a rappelé que le groupe avait développé la pile GENEPAC en 2005 avec le CEA. Les travaux de recherche ont redémarré dans l’hydrogène, avec le concours des équipes d’Opel à Rüsselsheim en Allemagne.

PSA a décidé d’intégrer la technologie dans des utilitaires (domaine dans lequel il est leader en Europe). Ce ne sera pas une pile « full power », mais une pile de moyenne puissance combinée avec de la batterie afin de réduire les coûts. Sans donner de noms, le groupe a affirmé travailler avec un consortium. Il a aussi un partenaire pour la recharge en hydrogène. Les véhicules seront utilisés dans une logique du laitier, avec une tournée qui les ramène au même endroit.

PSA précise que la technologie est « significativement » plus chère que la batterie à ce stade.