Dans le cadre des journées hydrogène dans les territoires, la SNCF a fait un point sur le dossier très chaud des trains à hydrogène. Dans sa présentation, Vincent Delcourt (directeur de projets dans le département Tech4Rail et responsable du cluster Energie) a d’abord présenté le type de train retenu pour la France. Il ne s’agit pas du Coradia iLint, spécifiquement développé pour le marché allemand, mais d’un train Regiolis d’Alstom pouvant transporter 232 voyageurs. Ce modèle sera en fait hybride, avec deux batteries de 143 kWh et une pile à combustible de 300 kW.

L’idée est de faire rouler ce train à la fois sur le réseau classique (en mode électrique) et sur les lignes non électrifiées (avec le concours de l’hydrogène, dont 2 fois 90 kg seront stockés dans des réservoirs situés sur le toit). L’autonomie prévue sera supérieure à 400 km.

La SNCF a d’ailleurs décidé de faire l’acquisition d’un train de ce type. Il servira à faire des démonstrations, de façon à ce que les régions puissent se faire une idée.

S’agissant des commandes, il n’y a pour le moment que 4 régions qui sont vraiment passées à l’acte. Il s’agit de la Bourgogne-Franche Comté (ligne Laroche-Auxerre-Corbigny-Avallon), de l’Occitanie (Montréjeau-Luchon), d’Auvergne-Rhône-Alpes (Clermont-Ferrand-Brioude) et du Grand Est (Mulhouse-Kruth et Strasbourg-Haguenau). La question est encore en suspens dans les Hauts-de-France, en Nouvelle-Aquitaine et dans les Pays de la Loire.

Selon la SNCF, les besoins à satisfaire représentent une quinzaine de rames.