Le site belge Express Business consacre une analyse sur l’Allemagne, qui s’intéresse de plus en plus à l’hydrogène comme alternative aux combustibles fossiles. Ce média rappelle que le mois dernier, Peter Altmaier, ministre allemand de l’Economie, a annoncé qu’il débloquerait des fonds pour la recherche. Il est question d’un financement annuel de 100 millions d’euros (ce que la France avait prévu initialement….) pour soutenir vingt laboratoires dans le développement d’applications de l’hydrogène à l’échelle industrielle. En outre, un financement supplémentaire de 200 millions d’euros est prévu pour les régions qui étaient fortement dépendantes du charbon par le passé et qui sont en « mutation structurelle »

L’Allemagne possède déjà le premier train à hydrogène au monde, écrit aussi Express Business. Il indique aussi que la demande en hydrogène dans les transports et l’industrie devrait augmenter de 37 % d’ici 2030. Le sidérurgiste allemand ThyssenKrupp a déjà annoncé son intention de devenir neutre en carbone d’ici 2050.

Dans cet article, on apprend aussi qu’en juillet, six parlementaires verts ont rendu un rapport sur la production d’hydrogène. C’est un soutien sans équivoque à cette forme d’énergie. « L’hydrogène est l’un des sujets les plus chauds de la transition énergétique dans le pays à l’heure actuelle », estime Inga Posch de FNB Gas, la fédération des opérateurs de gazoducs en Allemagne. « L’intérêt du secteur privé est vraiment énorme. Les Allemands ont été trop concentrés sur l’électrification de l’économie. Nous commençons donc le processus avec du retard », estime-t-elle.

« Notre objectif est de devenir le numéro un mondial des technologies de l’hydrogène », a déclaré Peter Altmaier. « Les technologies de l’hydrogène offrent un potentiel énorme pour la transition énergétique, la protection du climat et la création d’emplois. En collaboration avec les laboratoires, nous pourrons tester comment les nouvelles technologies de l’hydrogène peuvent être appliquées dans des conditions réelles et à l’échelle industrielle », souligne le ministre allemand de l’Economie.