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Le département de la Manche n’est pas le seul à s’intéresser à cette forme d’énergie. En Charente, le Grand Angoulême a décidé de s’associer à 2 acteurs majeurs : Nexeya, un groupe industriel français qui intervient principalement sur les marchés de la défense, de l’aéronautique et des transports, et CEA Tech, l’un des plus gros déposants de brevets en France. Ensemble, ils vont « produire de l’énergie solaire photovoltaïque et développer une solution expérimentale de chaîne de stockage d’électricité sous forme d’hydrogène, à l’horizon 2019 sur le futur Technoparc de l’agglo ».

Une convention a été signée à ce propos.

Cette coopération est « une première en France et en Europe », selon Dominique Jamet, directeur technique de Nexeya. L’idée est d’alimenter ainsi en énergie le bâtiment du futur Technoparc à côté de la pépinière d’entreprises du Grand-Girac. « C’est plus qu’une expérimentation pour nous, car on va travailler à taille réelle », se réjouit Dominique Jamet. Et le même expert de pronostiquer des emplois à la clé dans le territoire: « On s’attend à un vrai décollage pour 2020. » « L’intérêt est de pouvoir tester un ensemble d’usages, dont celui d’une maison d’habitation, à des moments différents, été, hiver, jour, nuit », poursuit Serge Rimlinger, le directeur de CEA Tech Aquitaine.

« L’une des applications serait par exemple d’électrifier des zones isolées, villages, îles », ajoute Loïc Carré, ingénieur chez Nexeya.

Des études menées sur l’année 2016 dépendra la surface de panneaux photovoltaïques. « C’est une nouvelle logique de développement économique pour notre territoire, lance Jean-François Dauré, le président de GrandAngoulême, vantant une reconversion technologique tournée « vers un des piliers futurs de la transition énergétique ». « On doit être à la pointe dans ce domaine. »

Source : La Charente Libre