L’Occitanie veut un accès au gazoduc hydrogène

Dans une tribune commune, 25 parlementaires de la région interpellent le Président Macron. Ils s’inquiètent du projet de gazoduc entre Barcelone et Marseille et proposent une interconnexion transitant par Port-La-Nouvelle.

Depuis l’abandon du projet Midcat de gazoduc entre l’Espagne et la France, à travers les Pyrénées, et l’annonce d’un autre projet (BarMa : liaison sous-marine entre Barcelone et Marseille), les parlementaires de l’Occitanie sont vent debout. Et ils le font savoir dans une tribune signée par 25 sénateurs et députés. Pour ces élus, il vaudrait mieux une liaison sous-marine entre Barcelone et Port-La-Nouvelle, puis une liaison terrestre jusqu’à Marseille. L’Occitanie, qui a beaucoup investi dans l’hydrogène (avec un budget de 150 millions d’euros), ne veut pas être laissée au bord du chemin.

La référence à Port-La-Nouvelle s’explique par le fait que ce site dans l’Aude va produire massivement de l’hydrogène vert à partir d’éoliennes en mer. Lequel viendra alimenter ensuite plusieurs clients, dont des stations prévues dans le cadre de corridors pour contribuer au déploiement de la mobilité. Dans ce texte, il est écrit que le gazoduc « doit passer impérativement par le sud-ouest, et en particulier l’Occitanie ». Faute de quoi, la filière industrielle et la massification risquent d’être « stoppées net ». Les parlementaires, dont le sénateur PS de l’Aude Sébastien Pla, disent « oui à l’interconnexion énergétique » mais non « à l’abandon des écosystèmes territoriaux de la région Occitanie ».

« Nous demandons, avec force, que le Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, défende la prise en compte de notre modèle énergétique régional, et en particulier la dynamique hydrogène illustrée à Port-La-Nouvelle dans l’Aude, lors du prochain sommet Euromed qui se tiendra à Alicante les 8 et 9 décembre », conclut ce texte.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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Cet article a 2 commentaires

  1. Philippe Cattelain

    A ma connaissance, le projet Midcat et son substitut marin sont des projets en Gaz Naturel, pas H2.
    L’arrêt brutal des gazoducs Russes rend plus attractives les routes alternatives, et en l’occurrence une utilisation mutualisée des capacités de regazéification des multiples terminaux méthaniers Espagnols.

    1. Logan King

      Bonjour,

      Je vous invite à lire nos autres articles sur le sujet en tapant par exemple « Midcat » dans le moteur de recherche. En effet, le projet Midcat prévoyait avant tout le transport de gaz naturel mais n’excluait pas pour autant celui de l’hydrogène. À terme, l’objectif aurait d’ailleurs été d’y faire transiter de l’hydrogène vert.

      Au nom de l’équipe de hydrogentoday, je vous remercie pour l’intérêt que vous portez envers nos articles.

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H2Today / Seiya Consulting