
Déjà traumatisée par l’arrêt du moteur de F1, la marque au A fléché pourrait perdre le centre Hypertech qui devait plancher sur de nouveaux projets dont l’hydrogène. Une décision qui signerait l’arrêt de l’Alpenglow et des ambitions par rapport au Mans.
Selon le maire de Viry-Chatillon (Essonne), Jean-Marie Vilain, qui a publié un communiqué à ce propos, Renault renonce à ses engagements concernant le site Alpine. C’est ce qu’il devrait annoncer lors d’un Comité Social d’Entreprise prévu demain.
Suite à la décision d’arrêter de produire des moteurs de F1 (Alpine va rouler avec des blocs Mercedes), il était prévu de créer un centre d’ingénierie d’excellence baptisé Hypertech Alpine. En juillet 2025, Renault avait même nommé Axel Plasse pour diriger le centre, un ancien de Renault F1.
Un projet qui préparait les technologies d’avenir
L’Hypercentre devait mettre en œuvre les projets de la future Supercar Alpine, le développement d’un moteur hydrogène, prendre en charge le développement des batteries de demain, de nouvelles technologies de moteurs électriques, ainsi que du programme de sport auto, avec en ligne de mire le championnat du monde d’endurance (WEC) ainsi que le rallye Dakar.
Mais, le nouveau dirigeant de Renault, François Provost, en a décidé autrement. Le maire de Viry dénonce une trahison de la parole donnée et a lancé une pétition en ligne pour le maintien du site.
C’est une décision qui pourrait signer l’arrêt du programme d’Alpine dans l’hydrogène en compétition. A Hyvolution, fin janvier, on avait pu voir l’Alpenglow et entendre Pierre-Jean Tardy lors d’une table ronde parler du potentiel du moteur à combustion H2, en vue de la future catégorie que souhaite mettre en place l’ACO en 2028. Mais, la présence d’Alpine au sein du championnat WEC fait l’objet de spéculations. Si Renault a confirmé sa présence avec deux voitures pour la saison 2026, il n’est pas certain qu’elle se poursuive au-delà. Et c’est encore plus hypothétique pour l’hydrogène.