Le groupe GCK placé en redressement judiciaire

Le groupe GCK placé en redressement judiciaire

Cet acteur de la mobilité décarbonée est dans la tourmente. Après le changement de dirigeant, survenu en octobre 2025, on apprend par La Montagne qu’il a été placé en redressement judiciaire le 13 mai.

Selon notre confrère, une procédure de redressement judiciaire a été ouverte le 13 mai par le tribunal de commerce de Clermont-Ferrand, avec une cessation des paiements déclarée au 19 avril 2026. Ce n’est pas franchement surprise, car l’écosystème bruissait de rumeurs sur les difficultés de l’entreprise.

Depuis 2020, Green Korp Konnection avait donné naissance à un groupe spécialisé dans la décarbonation, avec des branches dans la mobilité (GCK Mobility, assurant du retrofit électrique), l’énergie (GCK Energy), les batteries (GCK Battery), l’électronique (EMI), les moteurs (Solution F) et la compétition (GCK Performance). GCK avait même repris le circuit de Charade en 2021 pour en faire un site de démonstration des mobilités de demain.

Des commandes pour le retrofit hydrogène

Dans le domaine de l’hydrogène, le groupe GCK s’était fait un nom dans le retrofit. Il avait remporté notamment des contrats auprès de la région Auvergne-Rhône-Alpes pour des autocars. Il avait reçu aussi des commandes pour des bennes à ordures ménagères pour Dunkerque, ainsi qu’auprès du groupe Suez pour le Territoire Grand Paris Sud-Est Avenir.

Mais, malgré des levées de fonds, l’entreprise accumulait des pertes. En octobre 2025, le fondateur Eric Boudot avait quitté le groupe après cinq années passées à sa tête de l’entreprise. Il avait été remplacé par Thierry Lagarde, en provenance du secteur automobile. Cela n’a pas suffi pour redresser la barre. Les dernières communications remontent à 4 mois sur les réseaux, pour annoncer la présence du groupe au salon Hyvolution.

La mise en redressement judiciaire s’explique en partie par la crise que traverse la filière hydrogène; mais pas que. GCK était aussi investi dans le rétrofit électrique et la batterie. Un secteur qui essuie aussi pas mal d’échecs. C’est en tout cas dommage d’en arriver là, car il y avait une vision cohérente et un vrai projet industriel, avec des applications qui allaient des véhicules spéciaux à la mobilité lourde.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

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