
La Française de l’Energie a publié des données issues de son forage profond à Pontpierre. La concentration en hydrogène atteint 49,6 % à moins 2 426 mètres. Un niveau jugé exceptionnel et qui augmente avec la profondeur.
Lorsque la FDE a découvert pour la première fois de l’hydrogène, alors qu’elle pensait trouver du méthane à Folschviller, la concentration d’hydrogène dissous était de près de 20 % à 1 200 mètres de profondeur. Dans le cadre du programme REGALOR II, avec un puits PTH-2 foré à 3 655 mètres de profondeur, il apparaît que le bassin mosellan abrite un système d’hydrogène naturel à grande échelle.
Par ailleurs, FDE et son partenaire Solexperts ont déployé avec succès la sonde de séparation membranaire Sysmog* dans les conditions physico-chimiques extrêmes, rencontrées à des profondeurs pouvant atteindre 3 000 mètres.
L’énergéticien va poursuivre son programme REGALOR II. Par ailleurs, il détient un permis exclusif de recherche (« Trois Évêchés »), qui couvre une zone de 2 254 km2 dans l’Est de la France. FDE vise une certification des ressources en 2027 et un démarrage de la production d’hydrogène naturel d’ici fin 2028 ou début 2029.
Enfin, la Française de l’Energie a démarré une campagne d’exploration aux Etats-Unis, dans l’Etat du Kansas. Pour ce faire, elle a sécurisé une surface de 16 000 hectares.
*. La sonde Sysmog a été imaginée et développée par la société Solexperts en partenariat avec les chercheurs du laboratoire Géoressources de l’Université de Lorraine. Elle fait désormais l’objet d’un brevet.