HRS : un chiffre d’affaires brut réduit de moitié, mais un espoir de renouer avec la croissance

HRS : un chiffre d’affaires brut réduit de moitié, mais un espoir de renouer avec la croissance

Le fabricant de stations a réalisé un chiffre d’affaires brut de 12,1 millions d’euros, en net recul par rapport aux 26 millions de la période 2024-2025. Sous pression, il cherche des financements pour rebondir.

Selon les normes comptables IFRS, c’est avec un chiffre d’affaires de 10,6 millions d’euros que HRS boucle son exercice 2025-2026. Un chiffre en légère baisse par rapport aux 11,7 millions de la période précédente. Victime du ralentissement du marché, et de la défaillance de certains clients (dont Phynyx qui a fait l’objet d’une liquidation judiciaire), la société a mis en place des actions pour diversifier ses activités.

« Alors que nous étions jusqu’à présent un pure player des stations de ravitaillement en hydrogène de grande capacité, nous capitalisons aujourd’hui sur notre savoir-faire dans la compression, le stockage haute-pression et la distribution d’hydrogène pour fournir des produits et solutions afin d’adresser de nouveaux marchés stratégiques portés par la transition énergétique, l’essor de l’intelligence artificielle et les besoins croissants en infrastructures énergétiques », commente Hassen Rachedi, fondateur et PDG.

Un accord avec un leader mondial pour développer des infras

Jouant sa survie, HRS a également des fers au feu pour récupérer de la trésorerie. L’entreprise est en négociations avancées pour l’obtention d’un financement bancaire de 4 M€, dont la mise à disposition devrait intervenir avant la fin du mois de septembre. Elle également signer prochainement une promesse de vente pour la cession-bail de son siège de Champagnier (Isère), une opération qui devrait se conclure à la fin de l’année 2026. De quoi assurer une visibilité au-delà de 12 mois.

Avec un parc installé de 31 stations, HRS affirme avoir « un portefeuille de projets significatifs, dont certains sont en négociations avancées ». Le fabricant prévoit d’enregistrer de premières commandes dans les infrastructures hydrogène hors stations. Il révèle également avoir signé un accord de coopération avec un leader mondial (dont le nom sera publié prochainement) afin de codévelopper des infrastructures hydrogène destinées aux marchés de la mobilité et de l’industrie.

L’objectif est de renouer avec la croissance sur l’exercice 2026-2027.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

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