
L’équipementier français, qui vient de présenter ses résultats semestriels, continue de dérouler une stratégie multi-énergies qui lui réussit bien. Et il concentrer ses efforts en Chine pour l’hydrogène.
Alors que l’Europe souffre, le groupe voit ses résultats tirés par l’Amérique du Nord et l’Asie. Chez Donald Trump, il faut plus de réservoirs pour les véhicules à essence, en raison d’une politique qui fait la part belle aux V8 et à l’hybride. Et l’Asie est un puissant levier, grâce à des contrats remportés auprès de constructeurs qui ont le vent en poupe, comme Leapmotor.
Dans le domaine de l’énergie, la division Powertrain progresse légèrement. Et ce qu’il faut noter, c’est qu’à côté de l’entité C-Power (activités systèmes d’énergie et de dépollution, de batteries et de systèmes d’électrification), OpMobility ne baisse pas la garde sur l’hydrogène (H2 Power). Ce business group H2-Power poursuit le développement de partenariats principalement en Chine, en raison d’un environnement réglementaire et politique favorable à l’hydrogène.
La Chine domine le marché avec le soutien des autorités
Dans une présentation plus détaillée, l’équipementier indique que 80 % des véhicules à pile à combustible sont déployés dans l’Asie du Nord-Est. Et que c’est la Chine qui domine le marché dans la mobilité lourde, avec le support des autorités. Cela tombe bien, car le groupe revendique justement des commandes de la part d’acteurs chinois.
Ce recentrage n’a rien de surprenant. Tous ceux qui sont allés voir en Chine ce qu’est la réalité de la mobilité hydrogène sont effarés de voir à quelle vitesse progresse ce marché et comment, globalement, le pays agit sur tous les leviers. En tant que partenaire de l’industrie locale, OpMobility est aux premières loges pour constater cette transition.
En juin dernier, le groupe était exposant à l’International Hydrogen and Fuel Cell Vehicle Congress & Exhibition (FCVC) de Kunshan, l’un des événements majeurs dédiés à l’hydrogène en Chine.