ArcelorMittal prévoit d’investir 1,8 Md d’euros avec l’aide de l’État pour décarboner son site de Dunkerque

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ArcelorMittal prévoit d’investir 1,8 Md d’euros avec l’aide de l’État pour décarboner son site de Dunkerque

La décarbonation du site de Dunkerque, où l’acier sera produit avec de l’hydrogène, permettra de réduire de près de 6 % les émissions de CO2 du secteur industriel en France.

En ce dimanche, l’annonce a été faite par Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. L’Etat apportera une aide, validée par l’Union européenne, qui pourra aller jusqu’à 850 millions d’euros en fonction des investissements effectivement réalisés, a ajouté Bercy. Un peu plus tard, c’est le Président Macron qui annonçait qu’un « accord historique » sera signé demain avec ArcelorMittal pour électrifier les hauts-fourneaux de Dunkerque, grâce à France 2030. « Je m’y étais engagé en novembre 2022. L’écologie à la française est bonne pour l’économie et pour l’emploi », commente le chef de l’Etat.

Selon l’AFP, Bruno Le Maire se rendra lundi sur place en compagnie du ministre de la Transition écologique Christophe Béchu pour signer le contrat d’aide de l’État, réalisé sous l’égide de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe).

En février 2022, ArcelorMittal avait pris la parole pour annoncer ses projets en matière de décarbonation. Le site de Dunkerque va se convertir à l’hydrogène. Il va en effet se doter d’une unité DRI (réduction directe du fer ou direct reduction of iron), d’une capacité annuelle de 2,5 millions de tonnes, pour transformer le minerai de fer avec à terme de l’hydrogène, sans recourir au charbon. Cette unité DRI sera complétée par deux fours électriques.

Ces nouveaux équipements industriels seront opérationnels à compter de 2027 et remplaceront progressivement d’ici 2030 deux hauts-fourneaux sur les trois actuels d’ArcelorMittal à Dunkerque.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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