Bosch réduit la voilure dans Nikola et accélère sur le stationnaire

Surprise. L’équipementier allemand a cédé une partie des actions qu’il détient au sein de la start-up américaine Nikola, avec laquelle il doit développer des camions à hydrogène. Il a ramené sa participation dans le capital de l’entreprise de 6,4 % à 4,9 %. Bosch n’a donné aucune justification à cette démarche. On peut y voir un lien avec les annonces de General Motors, qui a renoncé à prendre une participation de 11 % au capital de Nikola Motor. Le géant américain se contentera de fournir sa technologie Hydrotec de piles à combustible pour équiper les futurs camions à hydrogène.

La start-up a du mal à se remettre de la polémique qui avait suivi la publication d’un rapport par Hindenburg Research, accusant l’ancien patron Trevor Milton d’avoir menti sur l’état d’avancement de sa technologie.

En revanche, Bosch accélère dans la pile stationnaire. Il annonce une collaboration renforcée avec son partenaire anglais Ceres Power. A l’horizon 2024, tous deux prévoient de produire en masse des piles à combustible de type SOFC pour des applications stationnaires. Le groupe allemand prévoit d’ailleurs d’investir d’ici là des centaines de millions d’euros dans cette technologie. La capacité de production d’ici 4 ans sera de 200 MW.

Partagez l'article si vous l'avez appréciez

A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

Vous devriez aimer

Laissez un commentaires

H2Today / Seiya Consulting