BP soutient une start-up qui fait de l’hydrogène low cost

BP hydrogène

Par sa branche BP ventures, le groupe pétrolier a participé à la levée de fonds d’une start-up américaine qui propose d’utiliser la chaleur fatale de l’industrie pour produire un hydrogène bas carbone à 1 dollar le kilo. Les autres partenaires sont Clean Energy Ventures, Mitsubishi Heavy Industries et GVP Climate.

Les promoteurs de l’hydrogène vert vont s’étrangler en découvrant le site d’Advanced Ionics. Il y est écrit que l’hydrogène vert est « trop cher ». Sa solution est différente de ce qui existe sur le marché. Au lieu de faire de l’électrolyse avec de l’eau, ou avec de la vapeur à 800 degrés, cet acteur utilise des électrolyseurs symbiotiques. Ils utilisent la chaleur fatale à partir de 100 degrés (et plus quand cela est possible) et beaucoup moins d’électricité (35, voire 30 KWh par kg). Il faut savoir que ce dernier poste compte pour 70 % dans la facture. Par ailleurs, les électrolyseurs de la firme n’utilisent pas de platine, pas plus que de l’iridium, ou des membranes avec des fluoropolymères.

Les électrodes, le point-clé

Voilà qui justifie sans doute d’investir 12,5 millions de dollars de la part de BP et d’autres partenaires. La société, qui se présente comme un nouveau-venu avec un esprit d’innovation a été fondée en 2017. Son dirigeant est Chad Mason, un ingénieur qui a participé au développement de la pile à combustible chez General Motors et qui a fait des recherches sur la catalyse, lorsqu’il était à l’université d’Arizona. Bloomberg et TechCrunch ont notamment parlé de la jeune société. Mais il a également planché sur les batteries, tout comme son équipe.

Le matériel développé par Advanced Ionics se distingue par ses électrodes, aux configurations uniques, mais qui utilisent des composants classiques, disponibles sur le marché.

A ce jour, la start-up revendique un projet-pilote auprès de la fondation d’un autre pétrolier, Repsol. De son côté, BP affirme qu’Advanced Ionics a « le potentiel de réduire les coûts et de bouleverser le marché de l’hydrogène ». Le groupe pétrolier veut faire de l’hydrogène l’un de ses piliers.

Vous voulez en savoir plus sur l’électrolyse ? Alors nos 2 derniers articles sur le sujet devraient vous intéresser. Vous pouvez les lire ici et .

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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