Les japonais se lancent dans l’e-fuel

6 partenaires ont décidé de s’associer pour explorer la piste des carburants synthétiques à base d’hydrogène et d’énergies renouvelables. Ce bioéthanol a pour vertu de réduire le CO2, en complément d’autres solutions plus coûteuses.

N’en déplaise aux ayatollahs du zéro émission, la piste des carburants synthétiques gagne du terrain. Au Japon, plusieurs constructeurs dont Toyota (à travers sa maison-mère, Daihatsu et une autre de ses filiales) et Suzuki se sont associés au pétrolier nippon Eneos pour créer l’Association of Biomass Innovation for Next Generation Automobile Fuels. C’est une solution viable, affirment ses promoteurs, qui citent comme caution scientifique le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat).

L’association souhaite mener un travail de fond, de l’amont (ressources de biomasse, qui ne doivent pas empiéter sur l’alimentation) à l’aval, sans oublier la capture du CO2 pendant la production. Elle estime que la solution peut à la fois concerner l’automobile et d’autres modes de transport terrestre. Toutefois, pour constituer une alternative crédible, la piste des carburants synthétiques doit passer par la constitution d’une vraie filière, avec des matières premières en quantité suffisante et des capacités de production à l’échelle.

Rappelons que les constructeurs japonais ont déjà pris l’engagement, à travers une autre alliance, d’explorer la piste des carburants synthétiques et de l’hydrogène dans le moteur.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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