Dans le Béarn, la recherche d’hydrogène naturel se fait… à vélo

Dans le Béarn, la recherche d'hydrogène naturel se fait... à vélo
Dans le Béarn, la recherche d’hydrogène naturel se fait… à vélo

La société paloise TBH2 Aquitaine, qui a décroché le premier permis de recherches accordé par l’État, a lancé les recherches sur le terrain. Une première phase qui se fait avec un partenaire.

Et il s’agit en l’occurrence de la société GTGI* chargée de relever des données du sous-sol. Il s’agit de cartographier avec précision le sous-sol d’un secteur s’étendant largement entre Béarn des Gaves et Soule. D’habitude, ce type de recherches se fait en avion, mais TBH2 Aquitaine a souhaité un autre mode d’opération qui a déjà été expérimenté en Israël. Ce sera donc le vélo, avec un magnétomètre (une sorte d’antenne servant à mesurer l’intensité d’un champ magnétique) attaché devant le guidon et doté d’un GPS.

Durant six semaines, plus de 500 km vont être parcourus par Yannick Bouet, un géophysicien, avec son vélo et un appareil un peu spécial qui permet de mesurer les champs magnétiques. Pas moins de 18 étapes sont prévues sur avril et mai. C’est donc un « Tour de Sauveterre H2 » qui se prépare, en référence au nom de ce permis de prospection. Et avec en plus un maillot spécial. Les mesures se feront toutes les 0,2 seconde.

Dans une interview réalisée par La République des Pyrénées, la chef de projet de TBH2 Aquitaine, Laure Dissez, explique qu’il y aura ensuite une seconde phase de traitement de ces données par géophysique. Puis, le programme prévoit une écoute sismique passive. Des émetteurs seront alors placés tous les 500 m et enfoncés à 10 cm dans le sol pour écouter les ondes sismiques naturelles. Ils permettront d’obtenir une échographie du sous-sol du Béarn.

C’est l’ensemble de ces données qui permettra d’évaluer ce qu’il se passe dans le sous-sol.

*qui regroupe aujourd’hui Realtimeseismic, Geo 2X et Gallego

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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