De l’hydrogène bas carbone pour faire des semi-conducteurs

Dans le cadre d’un accord de long-terme avec un leader du marché des semi-conducteurs, Air Liquide va investir près de 200 millions d’euros dans la construction de trois usines de production d’hydrogène et d’oxygène de ultra-haute pureté dans les parcs scientifiques de Tainan et Hsinchu, qui se trouvent respectivement dans le sud et le nord de Taiwan. Ces gaz seront fournis à travers Air Liquide Far Eastern, une co-entreprise détenue en majorité par le groupe français.

Air Liquide fournira un total de 5 000 Nm3/heure d’hydrogène, ainsi que de l’azote et de l’argon, pour une capacité additionnelle de 120000 Nm3/heure d’azote de très haute pureté. Le contrat prévoit également de grands volumes d’hélium à ces mêmes usines. Les premières unités devraient démarrer au cours du deuxième trimestre 2021 afin de soutenir le développement des nouvelles usines de production de puces semi-conductrices.

Cette commande permet à Air Liquide de montrer sa capacité à fournir des solutions différenciées et bas-carbone d’hydrogène et d’oxygène de très haute pureté. L’hydrogène sera en partie produit à partir d’énergies renouvelables, ce qui permettra d’éviter l’émission de dioxyde de carbone (CO2) dans une proportion estimée à 20 000 tonnes par an.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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