De nouveaux partenaires pour Lhyfe dans l’hydrogène vert

La jeune pousse nantaise, spécialisée dans l’hydrogène vert, annonce un partenariat avec trois acteurs de pointe dans la recherche et développement : le CEA, l’Alliance Marine Energy (Interreg North-West Europe) et l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD). Cette collaboration permettra à Lhyfe d’améliorer sa technologie.

-Le CEA. Débutées en juin dernier, les innovations développées dans le cadre du contrat avec le CEA Tech seront mises en application sur le premier site de production d’hydrogène vert de Lhyfe à Bouin (Vendée), début 2021. Les technologies développées en conditions réelles permettront ainsi de valider l’ensemble des développements réalisés (design du système H2, gestion du productible éolien) avant d’envisager un déploiement de la production d’hydrogène en mer dès 2022.

-Le consortium européen Marine Energy Alliance (MEA). Mis en place pour 4 ans, de mai 2018 à mai 2022 et doté d’un budget global de 6 millions d’euros, l’objectif du MEA est de permettre à des centres de recherches européens spécialisés dans les énergies marines renouvelables (EMR) de contribuer à l’évolution de projets en phase de démarrage, jusqu’à leur maturité technique et commerciale. Les entreprises lauréates bénéficient de services sur mesure pour atteindre leurs objectifs et contribuer à la croissance cohérente de l’industrie de l’énergie marine en général. Elles ont ainsi accès à l’expertise mondiale des partenaires du projet en matière de développement de l’énergie marine. Dans le cadre du programme européen Interreg North-West Europe, la candidature de Lhyfe a été retenue par le MEA à travers le développement de prototypes. En co-pilotage avec le Dutch Marine Energy Center (DMEC, Pays-Bas), Lhyfe bénéficiera ainsi des supports scientifiques et commerciaux de l’Ecole Centrale de Nantes, de EMEC (UK), MaREI (Irlande) et INNOSEA (France).

L’IRD. Le contrat de collaboration mis en place entre l’Institut de Recherche pour le Développement et Lhyfe vise à étudier, en amont, les effets au niveau global de la restitution à l’écosystème d’oxygène, permise par un déploiement de la production d’hydrogène vert offshore par électrolyse. Au travers de recherches menées au sein de l’IUEM (Institut Universitaire Européen de la Mer), des analyses climatologiques, réalisées à partir de modèles utilisés au sein du GIEC, seront avec réalisées selon deux scénarios préliminaires : l’un dimensionnant, l’autre minimaliste, qui permettront d’envisager la meilleure stratégie de déploiement des capacités de production d’hydrogène offshore, afin de valoriser de manière optimale la restitution d’oxygène au milieu, dont les impacts sur l’environnement seront évalués jusqu’à 2100.

« Ces partenariats marquent l’intérêt croissant que les programmes et acteurs européens portent aux ambitions de Lhyfe, estime Matthieu Guesné, le PDG. Parce que nous sommes convaincus que la voie du grand large est la solution parfaitement appropriée, nous sommes déterminés à être les acteurs de demain de sa mise en œuvre « .

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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