Sea4Life : de l’eau de mer pour l’hydrogène

Grâce à un procédé de production d’eau par évaporation sous vide et utilisation de la chaleur fatale, la start-up permet d’utiliser de l’eau de mer et garantit ainsi les ressources pour de l’électrolyse.

La jeune pousse porte un procédé qui a été breveté par EDF. Et elle fait partie des lauréats du programme « Manufacturing Factory » lancé par le hub d’innovation nantais Atlanpole. Alors que d’ici à 2050, le débit moyen des cours d’eau français va baisser de 10 à 40 %, et que la recharge des nappes phréatiques va se contracter de 10 à 15%, elle se propose de résoudre la question du stress hydrique.

La solution repose sur la chaleur fatale des sites industriels et sur un procédé disruptif d’évaporation sous vide. Sea4Life arrive à épurer, déminéraliser ou dessaler d’importantes volumétries d’eau, en consommant 10 fois moins d’énergie que l’osmose inverse. De plus, sa solution ne rejette pas de saumure à la mer et permet de valoriser les sels (dont le Lithium). L’entreprise garantit par ailleurs que son process n’utilise pas de produits chimiques et élimine les nano-plastiques.

Autre avantage de poids : sa technologie permet d’abaisser la température des effluents et protège la biodiversité.

Sea4Life peut potentiellement intéresser les industriels qui ont besoin de produire de l’hydrogène dans les grands bassins industriels. La priorité affichée est de faciliter l’hydrogène vert, en Europe et dans le bassin méditerranéen.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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