Energies : le calendrier de la SNCF

La compagnie nationale, qui vise la sortie du Diesel en 2035, a une stratégie qui associe plusieurs énergies.

1-Les biocarburants

Depuis le mois d’avril et jusqu’en juillet, quinze rames de la région Normandie roulent au colza sur la ligne Paris-Granville. Ce biocarburant nommé B100 permet de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 60 % par rapport au diesel. La SNCF précise que son colza est produit en France et issu des surplus agricoles. Après ce test, un déploiement à plus grande échelle est envisagé. Le B100 ne nécessite pas de modifications des trains diesel, hormis pour les filtres à carburant.

2-L’hybride

Dès 2022, un TER mi-diesel, mi-batteries, sera testé en service voyageurs dans les régions Centre-Val-de-Loire, Occitanie, Grand-Est et Nouvelle-Aquitaine. Cette technologie permet d’économiser 20 % d’énergie par rapport au thermique par un système de récupération d’énergie au freinage. Le projet, d’un coût de 16 millions d’euros, est vu comme une solution de transition avant l’arrivée de batteries dotées d’une plus grande autonomie et de l’hydrogène bon marché.

3-Des batteries pour rouler sans caténaire

Dès 2023, la SNCF et cinq régions vont tester un train capable de circuler sur des lignes partiellement électrifiées. À la fin des sections à caténaires, des batteries pourront prendre le relais avec 100 kilomètres d’autonomie. Cinq automotrices grande capacité (AGC) seront modifiées dès 2022 par Alstom.

4-La révolution de l’hydrogène prévue en 2024

C’est le projet le plus emblématique pour la transition écologique du ferroviaire. Le train à hydrogène, qui circule déjà en Allemagne, doit faire ses premiers tours de roue dans l’Hexagone en 2025. Près de 231 millions d’euros ont été investis pour l’achat de quatorze rames TER H2. Selon une étude de la SNCF, l’hydrogène est le meilleur choix pour les lignes à faible trafic où l’électrification coûterait bien plus cher. En France trente-quatre lignes pourraient être concernées après 2025, soit 250 trains à construire. L’investissement serait de 3,4 milliards d’euros, soit le coût d’une ligne à grande vitesse.

(Source : Ouest france)

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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