
A l’occasion du salon Hyvolution, la coalition Retrofit H2 va prendre la parole le 29 janvier. Elle assure qu’elle peut déjà répondre aux besoins des transporteurs, avec des capacités de 50 à 200 conversions par an et par acteur.
Dans son communiqué, la coalition souligne qu’il n’y aura aucune usine en France en 2030 pour assembler des poids lourds neufs à hydrogène en France. Par contre, il existe une Coalition Rétrofit H2 qui réunit l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur (chargeurs, transporteurs et logisticiens, équipementiers, rétrofiteurs, financeurs, loueurs). Elle compte une douzaine de membres, selon son site.
Plusieurs rétrofiteurs français ont déjà homologué 10 modèles de véhicules lourds. Et ce n’est qu’un début, insiste la coalition. Une étude réalisée en collaboration avec le cabinet Algoé indique que ces mêmes acteurs disposent déjà de capacités industrielles de 50 à 200 conversions par an et par acteur. L’étude a « permis de démontrer le sérieux et les compétences techniques des rétrofiteurs qui ont tissé des relations de confiance avec cet écosystème d’acteurs pour sécuriser leur chaîne d’approvisionnement à des coûts maitrisés ».
La prise de parole du 29 janvier sera l’occasion d’évoquer aussi les freins actuels – économiques, règlementaires et industriels – qui ralentissent le passage à l’échelle malgré une maturité technologique avérée. La coalition plaide pour une réduction durable du prix de l’hydrogène à la pompe, un cadre clair de reconnaissance du rétrofit et une simplification de la règlementation