Hopium précise son nouveau virage stratégique : des prestations d’ingénierie et une possible croissance externe

Hopium précise son nouveau virage stratégique : des prestations d’ingénierie et une possible croissance externe

En cette veille de 1er mai, la société a distillé plusieurs information, avec ses comptes annuels et sa nouvelle stratégie.

En date du 28 Avril, le conseil d’administration a approuvé la publication des comptes annuels. Ainsi, pour l’exercice clos au 31 décembre 2025, Hopium affichait un chiffre d’affaires de 0,2 M€ contre 0,0 M€ pour l’exercice précédent. La seule rentrée d’argent a été réalisée avec K-Challenge dans le cadre de la fourniture d’un système 200 kW pour la propulsion d’un prototype de bateau.

Autre donnée clé : le résultat net de l’exercice est positif à 12,1 M€ contre -10,5 M€ en 2024. Un chiffre surtout lié à l’abandon de créances dans le cadre du plan de redressement validé le 21 mars 2025. Sur un plan financier, la dette s’établit à 7,0 M€ au 31 décembre 2025 (contre 8,3 M€ par rapport à 2024) avec une trésorerie de 1,4 M€ (1,1 M€ en 2024).

Atlas à la rescousse.. ou pas ?

Toutefois, au 31 mars 2026, Hopium disposait de 1,9 M€. Grâce à des obligations convertible en actions (du fameux fonds Atlas), dont une tranche de 2,3 M€ nets est encore disponible), Hopium devrait pouvoir financer son activité jusqu’à fin août 2026.

Quelle sera la suite ? Pour les nouveaux dirigeants, « l’activité hydrogène est à réinventer ». La réflexion porte sur trois points : le co-développement et des partenariats industriels (avec des acteurs matures) ; des prestations d’ingénierie (conseil et études autour de la pile, et calculateurs, simulation et bancs de tests) ; et enfin des projets spéciaux et systèmes sur-mesure. Plus surprenant : il est question aussi de croissance externe. La société étudie d’ores et déjà activement « différentes opportunités ».

Pour mener à bien cette stratégie, Hopium dit travailler activement avec Atlas, afin de sécuriser une ligne de financement complémentaire. Mais, dans l’hypothèse où cette solution ne parviendrait pas ne se concrétiser, le principe de continuité d’exploitation serait remis en cause, prévient la direction. Plus de détails devraient suivre prochainement.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. J'ai collaboré également à la newsletter de France Hydrogène. Et je suis aussi animateur de conférences et de forums dédiés à ce thème.

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