Houle sentimentale à Saint-Brieuc

Dans les côtes d’Armor, les pêcheurs misent sur l’énergie renouvelable générée par la force des vagues plutôt que par celle du vent. Le comité des pêches des Côtes-d’Armor est opposé à l’implantation d’un parc éolien en baie de Saint-Brieuc. Et il appuie un projet développé par la société HACE (Hydro Air Concept Energy) qui développe une solution alternative de production d’électricité verte. Elle fait appel à des caissons qui, sous l’action de la houle ou même de petites vagues, mettent de l’air en pression pour faire tourner une turbine. Les caissons, dépassant simplement de 2 à 3 m le niveau de la mer, n’auraient pas d’impact sur le paysage.

De plus, l’électricité fournie par cette turbine va permettre de produire de l’hydrogène par électrolyse de l’eau de mer. Et ce, sans transporter l’électricité par des câbles sous-marin. L’hydrogène produit sur les modules flottants en mer serait directement utilisable comme carburant pour les navires. Les pêcheurs, eux, seraient chargés de régulièrement rapporter au port l’hydrogène. Des flottes de bus ou autres transports collectifs en feraient usage à terre.

Le fondateur de la start-up, Jean-Luc Stanek, souligne que la houle et des vagues fournissent plus d’énergie en hiver quand le besoin d’énergie augmente. Surtout, le potentiel de la houle serait trois fois supérieur à celui du vent. Son projet vise à développer une ferme houlomotrice de 500 MW, incluant aussi la transformation de 300 bateaux de pêche (qui abandonneront le gas-oil au profit de l’hydrogène), et l’achat de 250 bus à hydrogène, pourrait se réaliser pour un investissement de 2 milliards d’euros.

 

 

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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