De l’hydrogène fatal pour la mobilité à La Rochelle

Située sur le port de la Pallice, la société Envirocat est la seule en Europe à produire du méthylate de sodium* sans mercure. Dans la mesure où son process génère de l’hydrogène, elle propose de le récupérer pour alimenter des véhicules.

« Notre volonté est de valoriser nos résidus », déclare au Parisien Dimitri Rimbert, le président de MSSA** et de sa filiale Envirocat. Et les quantités sont loin d’être négligeables. Le groupe entend récupérer près de 100 tonnes par an d’hydrogène.. qui était jusqu’à présent rejeté dans l’atmosphère.

La volonté est donc de créer un « hub logistique local ». L’hydrogène fatal généré à partir des activités chimiques pourrait alimenter à terme les navettes fluviales, trains, camions et bus dans l’enceinte du port ou à l’échelle de l’agglomération rochelaise. La société prévoit de lancer des études – chiffrées à 800 000 euros et financées en partie par la région Nouvelle-Aquitaine. Elles devraient être finalisées avant l’été, indique le président de MSSA.

*Un catalyseur qui nous permet de transformer les huiles végétales en biocarburants

**filiale de la société Alkaline qui est détenue à 100 % par le groupe japonais Nippon Soda.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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