L’hydrogène intéresse les pôles de compétitivité

Le gouvernement vient tout juste de dévoiler la liste des 55 pôles labellisés dans le cadre de la phase V (période de 2023 à 2026). Parmi eux, certains sont particulièrement en pointe dans l’hydrogène.

Inventés en 2005, les pôles de compétitivité réunissent des entreprises, ainsi que des centres de recherche et de formation. Leur rôle est d’accompagner leurs membres dans la recherche de financements publics nationaux ou européens pour leurs projets de R&D, ainsi que dans la recherche de partenaires à l’étranger. Ils regroupent 18 000 adhérents, dont 60 % de PME et de TPE innovantes.

Ces pôles traitent des thématiques très diverses, telles que l’agroalimentaire, la santé, l’énergie, le ferroviaire, la construction, la photonique, l’automobile ou encore le numérique.

Certains d’entre eux sont réputés pour leur expertise dans le domaine de l’hydrogène. Par exemple, dans la mobilité, le Pôle Véhicule du Futur (Grand Est, Bourgogne-Franche Comté) porte cette thématique depuis sa création. C’est aussi le seul dans sa catégorie à avoir monté deux clubs hydrogène dans les territoires qu’il dessert. L’hydrogène intéresse également les pôles CARA (Lyon), ID4Mobility (Ouest de la France), i-Trans (Hauts-de-France) et depuis peu Nextmove (Ile-de-France, Normandie).

Toujours dans la mobilité, Aerospace Valley à Toulouse pour l’aéronautique et les pôles dédiés à la mer (pôle Mer Bretagne et pôle Mer Méditerranée) s’intéressent aussi à ce vecteur d’énergie.

Parmi les pôles liés à l’énergie, Tenerrdis est la référence. Situé en région AURA, il est spécialisé dans la transition énergétique. Ce pôle revendique 83 adhérents dans la filière H2, dont HRS qui l’a rejoint récemment. On peut aussi citer CapEnergies dans le sud, Derbi en Occitanie, ou encore le pôle S2E2 dans le Grand Ouest. A noter que l’hydrogène est une thématique adressée aussi par la Smart Energy Alliance, qui regroupe 11 pôles français impliqués dans les secteurs de l’énergie, du numérique et de la mobilité réunis pour relever les défis de la transition énergétique.

Il y a sans doute d’autres pôles qui travaillent sur le sujet.

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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