L’hydrogène : un rempart face à la Russie ?

Dans un discours prononcé au Parlement européen, suite à sur l’agression de l’Ukraine par la Russie, la Présidente Ursula von der Leyen a réaffirmé la volonté d’une indépendance énergétique. Et elle a cité l’hydrogène.

C’était le 1er mars dernier. Et voici le passage du discours consacré à l’énergie : « Les investissements que nous faisons aujourd’hui nous rendront plus indépendants demain. Je pense avant tout à notre sécurité énergétique. Nous ne pouvons tout simplement pas dépendre à ce point d’un fournisseur qui nous menace ouvertement. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes tournés vers d’autres fournisseurs mondiaux. Et ils ont répondu à notre appel. La Norvège s’est ralliée. En janvier, nous avons eu un approvisionnement record en gaz liquéfié GNL. Nous sommes en train de construire de nouveaux terminaux GNL et travaillons sur des interconnecteurs. Mais sur le long terme, c’est la transition vers les énergies renouvelables et l’hydrogène qui nous rendra véritablement indépendants. Nous devons accélérer la transition vers une économie verte. Car chaque kilowatt-heure d’électricité que l’Europe génère à partir de l’énergie solaire et éolienne, de l’hydroélectricité et de la biomasse réduit notre dépendance à l’égard du gaz russe et d’autres importations énergétiques. C’est un investissement stratégique ! Et surtout, moins de dépendance, c’est aussi moins d’argent pour le trésor de guerre du Kremlin ».

Rappelons que Bruxelles considère l’hydrogène comme un pilier. Voici plus bas ce que l’on peut lire sur le site de la Commission Européenne :

« L’hydrogène peut soutenir la décarbonation dans les secteurs de l’industrie, des transports, de la production d’électricité et de la construction dans toute l’Europe. La stratégie de l’UE pour l’hydrogène examine comment concrétiser ce potentiel, au moyen de l’investissement, de la réglementation, de la création de marchés ainsi que de la recherche et de l’innovation.

L’hydrogène peut alimenter des secteurs qui ne se prêtent pas à l’électrification et offrir des possibilités de stockage pour compenser les variations des flux d’énergies renouvelables, mais cela requiert une action coordonnée entre les secteurs public et privé, au niveau de l’UE. La priorité est de développer l’hydrogène renouvelable, produit principalement à partir des énergies éolienne et solaire. Toutefois, à court et à moyen terme, d’autres formes d’hydrogène bas carbone seront nécessaires pour réduire rapidement les émissions et soutenir le développement d’un marché viable ».

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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