La Dordogne se lance à son tour dans l’hydrogène

Sur son site Internet, le département annonce qu’il recherche un industriel pour l’aider à construire une filière hydrogène en Dordogne. Il a lancé en ce sens un Appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour trouver l’industriel qui l’accompagnera dans la réussite de ce projet. Les candidatures sont à déposer avant le 16 août à l’adresse cd24.dedd@dordogne.fr

Cette politique fait suite à une démarche mise en œuvre depuis 25 ans en faveur des énergies renouvelables, en particulier dans la conduite du Plan Bois-Energie, qui a permis la réalisation d’une cinquantaine de chaufferies et de réseaux de chaleur et le soutien à la filière méthanisation. Aujourd’hui, la Dordogne souhaite aller plus loin et développer une filière hydrogène (H2) locale et décarbonée, répondant aux usages du territoire.

Dans cette optique, la collectivité a mené une étude de faisabilité aux mois d’avril et mars derniers. Cette étude a permis d’identifier un potentiel de production et d’utilisation de l’hydrogène en Dordogne, à court et à moyen terme. Ce potentiel combine des usages de mobilité à court terme du Conseil départemental et de la Communauté d’agglomération de Bergerac (CAB), et à moyen terme résidant dans les flottes des autres collectivités (Grand Périgueux et SMD3) et de certains acteurs privés, industriels ou de transport.

Déterminé à faire aboutir un projet à fort potentiel et intérêt environnemental, le département de la Dordogne envisage de déposer un dossier à l’appel à projets de l’ADEME « Ecosystèmes territoriaux hydrogène » au mois de septembre.

Député de la Dordogne et Président du Groupe d’Etudes sur l’hydrogène, Michel Delpon « ne cache pas » sa satisfaction de voir apparaitre cette démarche vertueuse. « C’est le fruit d’échanges en bonne intelligence et d’un travail en commun en cours avec mon équipe et les équipes de Germinal Peiro (Président du conseil départemental). Je ne peux que renouveler, ma demande auprès de Alain Rousset (Président de la région Nouvelle-Aquitaine), de mettre un TER à hydrogène sur la ligne Bordeaux-Sarlat, pour assoir cet écosystème et abaisser le coûts de production de l’hydrogène jusqu’à être compétitif avec les trains bi-mode diesels ou à batteries », écrit M. Delpon sur sa page LinkedIn.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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