On a visité le labo RICE chez GRTGaz

Hydrogen Today a été invité à visiter le laboratoire de recherche de GRTGaz, qui planche entre autres choses sur la sécurité et l’adaptation des réseaux de gaz à l’arrivée de l’hydrogène.

Crée en 2018, le RICE (research & innovation center for energy) est un laboratoire qui comporte 3 sites : celui principal de Villeneuve la Garenne (Hauts de Seine), celui d’Alfortville (Val de Marne) et enfin celui de Fos sur mer (Bouches du Rhône), où se trouve démonstrateur Jupiter 1 000 de power to gas.

La visite était l’occasion pour GRTGaz de présenter les activités de ce laboratoire, qui emploie 150 personnes, comporte 26 bancs d’essais et revendique 400 brevets. Il travaille bien sûr pour GRTGaz, mais aussi GRDF, Engie, TotalEnergies, Air liquide, le CNRS, le CEA, l’IFPEN, Mines ParisTech et des clients en Amérique du Nord, au Brésil, en Europe et au Japon.

Un quart du budget est dédié à l’hydrogène. La grosse thématique du moment concerne l’impact sur les réseaux de transport. Il est vrai que c’est l’actualité avec des projets d’infrastructures tels que H2MED, mais aussi MosHAyc et Rhyn.

Plus concrètement, à travers le projet de recherche FenHYx, qui concerne le site d’Alfortville, le labo RICE se de nouvelles capacités d’essais en présence d’hydrogène sous pression dans différents domaines (impact sur les matériaux, résistance mécanique des aciers, étude des phénomènes de corrosion). Un autre projet, baptisé Pipelhyne (PIPELines for HYdrogen Networks) est mené avec Engie, Fluxys et National Grid. Il va s’étaler jusqu’à 2028. Le premier programme visera à montrer l’effet bénéfique de l’oxygène en tant qu’inhibiteur de l’effet de l’hydrogène sur les aciers. Le second programme aura pour but de tester les 8 nuances de nouveaux aciers afin de caractériser leur comportement mécanique sous hydrogène. Le troisième programme visera à valider l’effet de l’oxygène sur toutes les autres nuances d’acier que celles testées dans le cadre du premier programme et également d’envisager un second inhibiteur qui, à ce stade, reste à définir.

A ce stade, le RICE travaille à la fois sur les canalisations neuves et sur celles existantes qu’il conviendra d’adapter.

Lors de notre visite, nous avons aussi vu des moyens de test (comme la simulation d’un coup de pelleteuse sur un gazoduc), mais aussi de détection, dont par exemple un ruban qui change de couleur au contact de l’hydrogène. Il devient gris. Le RICE a également présenté son incubateur NOVA de start-ups.

Ci-dessous quelques photos prises sur place :

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à propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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