L’ACEA plaide pour des infrastructures H2 et des bornes

L’association qui regroupe les constructeurs européens avait déjà eu l’occasion de souligner le manque de réalisme de la Commission, qui pousse vers la mobilité zéro émission sans prendre en compte les besoins en matière d’infrastructures en matière de recharge. Et ce, aussi bien pour les voitures que pour les camions. Chiffres à la clé, elle revient à la charge. Ainsi, en 2019, la quasi-totalité des camions vendus en Europe (97,9 %) roulent au Diesel. Normal, puisque c’est la motorisation la mieux adaptée au transport longue distance. Les seules alternatives sont le gaz naturel (1,7 %), l’électrique (0,2 %), l’hybride (0,1 %) et l’essence (0,1 %).

Pour satisfaire aux normes édictées par Bruxelles en matière de CO2, il faudrait une flotte de 200 000 camions zéro émission en 2030. Ce qui nécessite donc de multiplier par 28 leurs ventes.  Y a plus qu’à… Mais, encore faut-il que ça suive derrière pour refaire le plein.

Selon l’ACEA, il faudrait donc 37 000 points de charge, 1150 stations de gaz (750 sous forme de GNL, du gaz liquéfié et 400 pour du gaz comprimé) et 50 stations d’hydrogène en 2025. Et si on se projette en 2030, les chiffres seraient respectivement de 90 000, 2 000 et 500.

L’association urge l’Europe de se pencher sur le dossier et de prendre des engagements pour que le transport routier propre devienne une réalité.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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