L’Allemagne pas encore prête à présenter sa stratégie dans l’hydrogène

Reportée pour cause de coronavirus, la présentation d’une stratégie nationale de l’hydrogène devait avoir lieu ce jour à Berlin. Un plan très attendu pour réduire l’empreinte carbone du pays, grâce à l’emploi du vent et du soleil pour produire cette source d’énergie. Mais, selon l’agence Reuters, les ministres ne sont pas sur la même longueur d’onde. Le désaccord porte sur la capacité des électrolyseurs. Le ministre conservateur de l’économie, Peter Altmaier, table sur entre 3 et 5 GW, alors que les sociaux-démocrates – parti de la ministre de l’environnement, Svenja Schulze – en réclament 10.

Le souhait est de remplacer l’hydrogène gris (obtenu à partir de gaz naturel) par une variété plus neutre, qui serait utilisée dans les industries de l’acier, du ciment et de la chimie. Selon M. Altmaier, l’Allemagne n’a pas les capacités suffisantes en énergies renouvelables pour produire suffisamment d’hydrogène vert.

En février dernier, le projet de plan allemand faisait état d’une part de 20 % d’hydrogène vert à l’horizon 2030. Pour sa part, l’institut Fraunhofer estime que des capacités de 50 à 80 GW peuvent être atteintes en 2050, en se basant sur des projections. Sa feuille de route a été transmise aux ministères concernés par le plan H2 fédéral.

Ce nouveau report agace le land de Bavière, et notamment son ministre de l’économie, Hubert Aiwanger. Ce dernier compte présenter ce vendredi la stratégie locale en matière d’hydrogène à Nuremberg. La feuille de route vise l’horizon 2025 avec notamment la construction d’un réseau de 100 stations H2 alimentée par des électrolyseurs. Une station d’hydrogène liquide devrait par ailleurs voir le jour dès 2021 à Erlangen dans cet état libre.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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