L’Allemagne veut développer la mobilité hydrogène

Sur les 9 milliards du plan hydrogène, le gouvernement allemand va mobiliser 3,6 milliards pour financer des véhicules fonctionnant à l’hydrogène (dont 2,1 milliards en aides à l’achat). C’est une petite révolution dans un pays où les constructeurs ont pour l’instant fait le choix du véhicule à batterie, y compris Daimler qui préfère se concentrer sur le poids-lourd. On ne dénombre que 700 voitures en circulation et une vingtaine de bus à ce jour.

Par contre, l’Allemagne a un atout : un réseau qui comptera bientôt une centaine de stations. De quoi alimenter en théorie 40 000 véhicules. Il est financé par H2 Mobility, un consortium créé par Air Liquide, Daimler, Shell, Total, Linde et OMV. Chaque station représente un investissement de 1,5 million d’euros environ, financé à plus de 60 % par l’Etat. Celui-ci couvre aussi 40 % du surcoût par rapport à un véhicule classique, avec un coût de 9,5 euros du kilo d’hydrogène. L’avantage est de pouvoir faire le plein en quelques minutes.

Si des taxis et utilitaires pourraient profiter de ce réseau, H2 Mobility va sans doute devoir adapter l’offre aux bus et aux camions.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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