L’Allemagne veut devenir le numéro 1 mondial de l’hydrogène

C’est ce mercredi que le gouvernement allemand a finalement présenté sa stratégie nationale dans l’hydrogène. Et les chiffres ont de quoi faire rêver. Le pays prévoit une enveloppe globale de 9 milliards d’euros, dont 7 milliards pour développer le marché intérieur et 2 milliards visant à conclure des partenariats internationaux*. « Pour des raisons de compétitivité » et surtout pour atteindre ses « objectifs climatiques », l’Allemagne veut devenir « numéro 1 » dans l’hydrogène durable, a affirmé le ministre de l’Économie Peter Altmaier.

Le programme ne repose que sur de l’hydrogène vert. En conséquence, l’Allemagne veut accroître les capacités de production par électrolyse à près de 5 gigawatts d’ici 2030 et 10 gigawatts d’ici 2040. Le gouvernement veut également « verdir » l’hydrogène utilisé par les industriels allemands qui ont pour le moment recours massivement à de l’hydrogène issu d’hydrocarbures.

Un autre axe du projet concerne le développement des réseaux de distribution. Actuellement, le programme mené par H2 Mobility Deutschland prévoit de proposer 400 stations d’ici 2023. Il en existe déjà une centaine. L’hydrogène peut servir de carburant dans les véhicules électriques équipés de piles à combustibles, suscitant de nombreux espoirs en termes de transition écologique dans les transports. Il sera d’abord introduit dans les bus et les poids-lourds.

La recherche est également favorisée, avec une campagne visant à promouvoir des technologies pour 2030. Les coopérations seront renforcées.

Un conseil national de l’hydrogène a par ailleurs été mis en place pour faire le lien entre les différents ministères.

Le budget consacré à l’hydrogène s’inscrit dans l’immense plan de relance de 700 milliards d’euros annoncé par Berlin la semaine dernière, pour relancer son économie sinistrée par les effets des mesures de restriction prises contre la pandémie de coronavirus dans le pays.

*Un premier accord a été signé ce 10 juin avec le Maroc pour la construction d’une usine de 100 MW dans le royaume.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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