Le camion CATHyOPÉ en cours d’assemblage

 

En marge du Grand Prix de France de Formule 1, qui avait lieu ce week-end au Castellet (Var), GreenGT a pris la parole le 18 juin. Ce n’est pas un hasard, car la société est installée dans la Zone d’Activité de Signes, aux portes du circuit. Lors d’une conférence de presse, la société a dévoilé le programme autour du camion CATHyOPÉ. Après 36 mois de conception et de construction, ce poids-lourd fonctionnant à l’hydrogène, va bientôt entrer en phase de tests avec des livraisons pour les magasins Carrefour. Il sera confié aux mains d’une pilote d’essais des Transports Chabas (basés à Cavaillon, dans le Vaucluse).

« Je roule à l’hydrogène, je ne rejette que de l’eau » : voici ce que l’on pourra lire sur la caisse du camion CATHyOPÉ qui va rouler dans les prochains mois sur les routes de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Le 44 tonnes (porteur + remorque) du programme lancé par GreenGT, les Transports Chabas et Carrefour va en effet passer en phase de développement dynamique. Ce sera alors le seul véhicule à propulsion électrique-hydrogène français de ce tonnage et de cette puissance en circulation.

D’ici-là, cet été, le camion va poursuivre ses cycles de tests sur circuits privés et sur routes ouvertes. Au programme : plusieurs milliers de kilomètres de roulage, en majorité en environnement fermé, afin de mettre les composants à rude épreuve. Après, ce sera l’entrée en phase d’homologation. Quand toutes les conditions seront réunies, ce camion hybride (électrique et hydrogène) pourra alors transporter, entre producteurs, plateformes de stockage et magasins, les denrées fraîches qui lui seront confiées. Ce sera une première française.

Pour les trois partenaires du programme CATHyOPÉ, soutenu dans le cadre du Programme d’investissement d’avenir (PIA) opéré par l’ADEME, l’entrée en phase dynamique est l’aboutissement d’une longue période de travail dans l’ombre, entre laboratoire, ateliers et banc d’essais.

Sur un plan technique, le camion embarque une pile à combustible de 170 kW, deux moteurs électriques et 12 réservoirs d’hydrogène (stockant 46 kg d’hydrogène à une pression de 700 bars). Son autonomie sera de 450 à 480 km.

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à propos de l'auteur

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Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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