Le CNRS développe une biopile

C’est peut-être à terme une alternative aux piles à combustible nécessitant des métaux rares et coûteux, comme le platine. Le CNRS annonce que des chercheurs du laboratoire de Bioénergétique et ingénierie des protéines (CNRS/Aix-Marseille Université), en collaboration avec le Centre de recherche Paul Pascal (CNRS/Université de Bordeaux) et l’Institut universitaire des systèmes thermiques industriels (CNRS/Aix-Marseille Université) ont développé une biopile utilisant des enzymes pour produire de l’électricité.

Ils ont remplacé le catalyseur chimique par des enzymes bactériennes : de l’hydrogénase (clé de conversion de l’hydrogène dans de nombreux microorganismes) à l’anode, et de la bilirubine oxydase à la cathode. Ils ont identifié une hydrogénase active en présence d’oxygène et résistante à certains inhibiteurs du platine comme le monoxyde de carbone. Ces enzymes thermostables résistent à des températures entre 25 et 80 degrés. De cette manière, la biomasse peut être utilisée à la fois pour fournir le combustible (l’hydrogène) mais également le catalyseur (les enzymes), qui serait donc par nature renouvelable.

La dernière génération de biopile est plus performante que le premier prototype, développé en 2014. Selon le CNRS, les courants délivrés par le biocatalyseur sont très proches des objectifs attendus pour le platine et la pile peut ainsi fonctionner sans perte de performance pendant plusieurs jours.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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