Le Maroc veut se lancer aussi dans l’hydrogène

Comme d’autres pays, le Maroc réfléchit à une stratégie. Sous la houlette du ministère de l’Énergie, des mines et du développement durable (MEMDD), une feuille de route a été élaborée pour développer le « Power-to-x ». Il s’agit de produire de l’hydrogène à partir d’énergies renouvelables, pour ensuite contribuer à la formation de de molécules vertes à haute valeur ajoutée telles que l’ammoniac et le méthanol.

A la faveur d’une situation géographique et d’un potentiel exceptionnel en énergie éolienne et solaire, le Maroc pourrait capter une part non négligeable de la demande de « Power to X », estimée entre 2 et 4% de la demande mondiale en 2030 selon les études. Dans cette optique, « l’ammoniac vert » offrirait des opportunités au Maroc pour satisfaire les besoins de son industrie locale des engrais et celle du marché international à long terme.

La commission technique qui travaille sur ce projet est composée d’acteurs publics et privés, avec notamment l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN). Ce dernier est en train de mettre en place une nouvelle plateforme de recherche marocaine sur le Power-to-x. Les travaux porteront sur les applications de l’hydrogène vert dans l’industrie, le chauffage des bâtiments et la mobilité (voitures, camions).

L’infrastructure nécessitera un investissement de 150 M de DH.

 

Partagez l'article si vous l'avez appréciez

A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

Vous devriez aimer

Laissez un commentaires

H2Today / Seiya Consulting