Le Portugal veut une méga usine de production d’hydrogène

Ce pays du sud se projette dans l’après Covid-19 avec d’énormes ambitions. Comme l’annonçait déjà fin avril l’agence Reuters, le Portugal va accueillir un site de production d’hydrogène vert par électrolyse à partir d’énergie solaire. Nécessitant un investissement de près de 3 milliards d’euros, sur fonds privés, l’usine serait située sur le port de Sines, près de Setubal (province de l’Alentejo). La production pourrait démarrer dès 2023 avec une montée en régime jusqu’à 2030 à hauteur d’1 GW. Elle fournirait ainsi 160 millions de kg d’hydrogène par an. Depuis Sines, l’hydrogène serait acheminé jusqu’au réseau de gaz par un réseau déjà existant de pipelines et compatible à 70 %.

Les fournisseurs d’énergie EDP-Energias de Portugal et Galp Energia seraient intéressés, de même que le gouvernement néerlandais.

Le 21 mai dernier, le conseil des ministres a validé un plan Climat pour 2030 (PNEC 2030) et une stratégie nationale sur l’hydrogène (EN-H2). Au total, sur 10 ans, environ 7 milliards pourraient être investis dans l’hydrogène vert, dont 85 % provenant du secteur privé. En dehors du site de Sines, le gouvernement veut décarboner le transport et l’industrie (métallurgie, chimie, ciment), aider la production d’hydrogène vert et mettre en place un laboratoire collaboratif de recherche.

Le ministre portugais de l’environnement, Joao Matos Fernandes, estime qu’il est temps de réaliser la transition énergétique. Le pays, qui est l’un des plus ensoleillés d’Europe, compte obtenir 7 000 MW d’énergies renouvelables d’ici 2030. Ce qui lu permettrait de réduire les importations de gaz de 300 à 600 millions d’euros par an. L’objectif est de réduire les émissions de CO2 entre 45 à 55 %.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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