L’hydrogène affole la bourse

Dans une analyse publiée sur le site Café de la Bourse, l’auteur s’interroge sur les sociétés de l’hydrogène qui cartonnent en Bourse (qu’il s’agisse de McPhy Energy, fabricant d’électrolyseurs qui a vu son cours multiplié par 7 sur les 12 derniers mois, de FuelCell Energy, l’américain producteur de piles à combustibles qui a fait x13 l’année dernière, ou encore Hydrogen-Refueling-Solutions qui a réalisé l’introduction la plus importante de l’histoire d’Euronext Growth).

Si les perspectives de marché justifient l’appétit des investisseurs, le site pointe du doigt les résultats actuels de ces sociétés. Ainsi, il souligne que McPhy Energy enregistrait une perte nette de -6,3 millions d’euros en 2019, alors que sa capitalisation boursière s’élève à 950 millions d’euros. De son côté HRS vaut 664 millions d’euros, alors que la société perd 1 million d’euros par an. Et l’auteur de citer Ceres Power, ITM Power, NEL ASA : autant de sociétés qui valent des millions en Bourse mais dont aucune ne gagne de l’argent actuellement.

« C’est une frénésie boursière qui rappelle furieusement la bulle Internet du début du siècle », écrivait récemment le journal Les Echos.

On peut s’interroger de la même façon sur l’estimation de certaines sociétés dans le domaine du véhicule électrique. Le même site a d’ailleurs publié une longue analyse sur Tesla, d’où il ressort que sa valorisation boursière très élevée au regard du bilan.

Quoi qu’il en soit, il y a bien un intérêt du monde de la finance. Le groupe anglais Legal & General Investment Management a lancé un ETF (fonds négocié en bourse*) sur l’hydrogène, qui s’avère être le premier du genre en Europe. Le L&G Hydrogen Economy Ucits ETF est exposé à l’ ensemble de la chaîne de valeur de l’ hydrogène, en se basant sur l’ indice Solactive Hydrogen Economy. Ce fonds sera investi dans des fabricants d’électrolyseurs, les producteurs d’hydrogène, les fabricants de piles à combustible, les fournisseurs de mobilité spécialisés, les fournisseurs de composants de piles à combustible, ainsi que les principales entreprises industrielles.

Ces acteurs devront toutefois disposer d’une capitalisation boursière minimum de 200 millions de dollars.

*un fonds de placement en valeurs mobilières dont les parts peuvent être négociées en bourse, comme des actions

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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