L’industrie aéronautique considère l’hydrogène pour réduire ses émissions de CO2

C’est une déclaration qui est passée un peu inaperçue lors du salon du Bourget. Heureusement, il y a des spécialistes qui veillent au grain et Olivier Savin de Dassault Aviation nous a alerté sur ce point. Le 18 juin dernier, sept des plus importants acteurs de l’industrie mondiale (Airbus, Boeing, Dassault, General Electric, Rolls-Royce, Safran ainsi que l’américain UTC, propriétaire du motoriste Pratt & Withney) ont pris la parole lors d’une conférence commune pour annoncer leur engagement à tout mettre en oeuvre pour tenir la promesse du secteur de réduire ses émissions de CO2 de moitié d’ici 2050, par rapport au niveau de 2005.

Un engagement qui intervient, alors que le transport aérien double tous les 15 à 20 ans, et que l’industrie est sur la sellette depuis plusieurs mois en raison de son impact sur le climat.

Une dépêche de l’Agence France Presse rapporte que « malgré d’évidents progrès, les architectures actuelles d’avions et de moteurs ne sont plus suffisantes pour résoudre l’équation et il faudra en passer par des solutions innovantes ». Les industriels ont l’intention notamment d’utiliser des matériaux allégés et d’électrifier les avions. « Au-delà de l’électricité, c’est du côté de l’hydrogène que regarde l’industrie », a expliqué Bruno Soufflet, directeur technique de Dassault Aviation. « Avec plusieurs avantages, dont celui non négligeable que la molécule peut être créée grâce à l’eau et au soleil. L’hydrogène pourrait être une solution low-cost », a-t-il même estimé.

Toutefois, sa distribution devra être effectuée à des coûts réduits. L’AFP souligne par ailleurs qu’avant de le voir monter à bord des avions, l’hydrogène devra d’abord être certifié et la législation adaptée.

C’est malgré tout un signal fort. Les plus grands noms de l’aéronautique estiment que ce vecteur d’énergie a aussi sa place dans les airs.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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