
Alors que les tensions montent dans le monde autour du pétrole et des métaux stratégiques, le CEO de Hydrogen Europe publie un ouvrage qui appelle à investir dans les énergies qui garantissent la souveraineté dans une optique circulaire. Et l’hydrogène coche les bonnes cases.
Après le charbon au XIXe siècle, le pétrole au XXe siècle (c’est encore le cas avec le Vénézuela) et le gaz au XXIe, le contrôle des énergies a provoqué des conflits. Et aujourd’hui, la convoitise de certains états (Etats-Unis, Chine, Russie) par rapport aux hydrocarbures et certains métaux inquiète les occidentaux que nous sommes. Au point que d’aucuns imaginent une nouvelle guerre mondiale. « Tout le monde veut contrôler le monde mais tout le monde n’est pas obligé de se battre pour cela », estime Jorgo Chatzimarkakis, le CEO de Hydrogen Europe.
Dans un post sur LinkedIn, il évoque son dernier livre qui a pour titre « Faîtes de l’hydrogène, pas la guerre ! ». Il est dans le prolongement d’un précédent qui a pour nom « The Hydrogen Philosophy ». Sa proposition est de faire de l’hydrogène – qui est un levier pour agir contre le réchauffement climatique – un instrument pour la paix. Grâce à des énergies renouvelables, comme le soleil et le vent, on peut produire n’importe où de l’hydrogène. Et ces molécules peuvent être stockées et exportées.
L’Europe doit toutefois investir dans les infrastructures pour ne pas être dépendante. Jorgo Chatzeimarkakis appelle à redessiner une carte globale de l’énergie sur des critères de circularité et de transparence. Il évoque même un contrat social avec les citoyens dans ce qu’il appelle l’âge de l’hydrogène.