Mais si, le groupe Stellantis croit en l’hydrogène !

C’est ce qui s’appelle apporter un démenti aux spéculations qu’on peut lire ici et là. Dans son dossier de présentation des nouveaux utilitaires H2, le responsable de l’ingénierie du groupe issu de PSA et Fiat-Chrysler, Harald Wester déclare que « plus on regarde vers le futur et plus les piles à hydrogène sont porteuses de grandes promesses – notamment dans le domaine des utilitaires – pour devenir la prochaine technologie de propulsion zéro émission ». Ce responsable explique ensuite que ce type d’énergie « permet de faire des livraisons en ligne avec les exigences environnementales ».

Dans ce document, on peut lire aussi que « Stellantis fera partie de l’économie de l’hydrogène avec un utilitaire électrique-hydrogène dans un premier temps ».

Encore plus intéressant, le constructeur automobile fait intervenir dans son dossier de presse deux ministres : Jean-Baptiste Djebbari en charge des Transports côté français et Andreas Scheuer qui est en charge des Transports et des infrastructures numériques côté allemand. C’est une façon de montrer que les Etats appuient l’hydrogène et qu’un écosystème est en train de se mettre en place. Stellantis explique juste après que seulement 4 défis restent à relever : produire massivement de l’hydrogène vert à un coût compétitif (ce qui est l’objectif de l’Europe et de certains pays de l’Union dont la France et l’Allemagne), développer l’infrastructure (ce qui est le cas au niveau national en Allemagne avec H2 Mobility), intégrer la pile à combustible dans une plateforme de véhicule (les utilitaires constituent une approche qualifiée d’intelligente et d’innovante) et réduire les coûts par des économies d’échelle).

Selon Lars-Peter Thiesen, le responsable du programme hydrogène chez Stellantis (et venant de chez Opel), « l’hydrogène est vu comme l’élément central d’un système d’énergie efficient qui connecte la production d’énergie, le chauffage, l’industrie et le transport ». « Pour la première fois, depuis plus de 100 ans dans le développement automobile, l’hydrogène et la pile à combustible nous conduisent bien au-delà du seul véhicule ».

Bisous, Herbert (vous voyez sans doute à qui je fais allusion).

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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