Marseille veut ses navettes à l’hydrogène

Convaincue de son potentiel, la Métropole Aix-Marseille Provence a présenté en conseil communautaire sa feuille de route « Vers un hub hydrogène à horizon 2030 ».

Au niveau de la mobilité, trois bus métropolitains roulant à l’hydrogène seront déployés entre Marseille et Fos. La Métropole est partenaire de projets d’envergure tels que Hyammed à Fos-sur-Mer porté par Air Liquide. Cette station d’avitaillement dédiée à la mobilité lourde, et ouverte officiellement en mars 2022 pour alimenter 8 camions de logistique longue distance, permettra de faire le plein de ces bus. La métropole prévoit de solliciter des subventions auprès du Plan hydrogène de la Région, mais aussi de déposer un dossier conjoint avec Air Liquide dans le cadre de l’appel à projets « Écosystèmes territoriaux hydrogène » de l’ADEME.

Par ailleurs, elle entend capitaliser sur le projet Massylia, qui réunit Total et Engie. Le plus grand site français de production d’hydrogène vert à partir de l’électricité 100 % renouvelable devrait voir le jour en 2024 en Provence, sur les terres de la bioraffinerie de Châteauneuf-les-Martigues.

La Métropole, qui ambitionne de faire du territoire un hub de production et de distribution de l’hydrogène vert, vise également le secteur maritime. Ainsi, elle étudie la faisabilité de faire naviguer des bateaux à hydrogène pour les lignes RTM entre l’Estaque et le Vieux-Port, avant de desservir la Pointe-Rouge et le Frioul. Dans la perspective des Jeux Olympiques de 2024, l’ambition est de développer la mobilité propre pour les équipes et les athlètes, équiper les sites et le village olympique de piles à combustibles (PAC) en fonction des besoins et « si c’est réalisable dans les délais » de disposer d’une navette maritime à propulsion électrique/H2 sur les lignes de la RTM.

Dans le but de créer une plateforme logistique à mobilité décarbonée autour de Fos/Miramas, elle souhaite expérimenter un train fret à hydrogène en lien avec sa régie la RDT 13, notamment sur le train des ordures ménagères qu’elle opère entre Marseille et Fos-sur-Mer.

Enfin, un travail sera mené sur la logistique du dernier kilomètre vers ou dans les pôles urbains afin d’inciter les logisticiens à faire basculer leur flotte captive à l’électrique ou l’hydrogène « lorsque c’est opportun ».

(Source : made in Marseille)

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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