Maud Fontenoy s’engage pour l’hydrogène


L’hydrogène semble plaire aux marins. Alors que Victorien Erussard s’apprête à faire le tour du monde avec Energy Observer, le premier catamaran propulsé par des énergies renouvelables, et équipé d’une pile à combustible et d’un électrolyseur, c’est au tour de Maud Fontenoy de déclarer son intérêt pour ce vecteur d’énergie.

Rappelant que l’hydrogène représente « moins de 2 % de la consommation mondiale d’énergie », la navigatrice évoque son « grand potentiel en tant que vecteur d’énergie pour les transports et la production d’électricité ». « Certains considèrent même qu’il s’agirait d’une révolution aussi importante que celle du charbon au début de l’ère industrielle, écrit-elle dans Valeurs Actuelles. « Les avantages de l’hydrogène sont nombreux. Lorsqu’il est issu de sources renouvelables, il n’émet que de la vapeur d’eau et aucun gaz à effet de serre. L’hydrogène pourrait également renforcer l’indépendance énergétique de pays comme la France ». Adepte de la rame et de la voile, Maud Fontenoy ne parle pas des bateaux à hydrogène. En revanche, elle écrit qu’Alstom va livrer des trains à hydrogène en Allemagne (« une première mondiale », souligne-t-elle). Elle évoque aussi l’automobile, en rappelant qu’un véhicule hydrogène « disposerait d’une autonomie 2 à 3 fois supérieure à un véhicule électrique ». La navigatrice cite également dans sa tribune la technique « power to gas », qui consiste à transformer l’eau en gaz ou, plus précisément, à utiliser l’électricité générée par une éolienne ou un panneau solaire pour provoquer une réaction chimique dans l’eau. « Tous les espoirs sont aujourd’hui permis », écrit Maud Fontenoy pour qui « le problème de l’intermittence des énergies renouvelables serait ainsi réglé ». Engagée en politique, chez Les Républicains, elle se demande « pourquoi cette énergie n’est-elle pas plus développée et ne rencontre-t-elle pas l’enthousiasme des autorités publiques ? ».

Ce message s’adresse sans doute à Nicolas Hulot, qu’elle connaît bien puisque ce dernier a préfacé l’un de ses ouvrages (« Le sel de la vie », paru chez Arthaud).

Le fait qu’une personnalité s’engage en faveur de l’hydrogène est une bonne chose. Il est à noter que des experts prennent aussi la plume sur ce sujet. Il y a un mois, Jean-Paul Reich, ancien directeur scientifique d’Engie, avait rédigé une tribune dans « Le Monde » pour demander un « coup de pouce » à la production d’hydrogène par électrolyse, afin de stocker l’électricité éolienne et solaire et de limiter les émissions industrielles.

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A propos de l'auteur

Laurent Meillaud

Laurent Meillaud

Journaliste automobile depuis plus de 30 ans, suivant les évolutions technologiques, je m'intéresse aussi aux énergies alternatives, dont l'hydrogène que je suis depuis 20 ans. J'ai co-écrit un ouvrage à ce sujet en 2007 avec Pierre Beuzit, ancien patron de la R&D chez Renault. Je collabore également depuis 2016 à la newsletter de France Hydrogène.

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