Renault vient de présenter son plan Drive the Change, qui concerne la période 2017/2022. Ce plan prévoit notamment la sortie de 8 véhicules électriques et de 12 véhicules électrifiés (hybrides et hybrides rechargeables). La marque au losange entend électrifier ainsi 50 % de la gamme et rester un leader sur le marché de l’électrique. Toutefois, le programme ne fait aucune mention de l’hydrogène. Il n’en est pas plus question dans la vision commune qu’a pu exprimer récemment l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pour l’horizon 2022. Nissan, qui est le seul des trois constructeurs à avoir une expertise dans la pile à combustible, n’a pas donné de date à ce jour quant à une éventuelle application en série. Le seul projet concerne pour le moment le test au Brésil de la pile SOFC alimentée par de l’éthanol à la pompe.

Chez PSA, pas plus d’hydrogène au programme. Le constructeur français se contente de dire que la gamme sera électrifiée à 80 % d’ici 2023, et que les premiers modèles électriques de nouvelle génération apparaîtront à partir de 2019. A travers le rachat d’Opel, le groupe a bien accès à la technologie de la pile à combustible, mais pour une durée limitée et avec des brevets qui ont été déposés par General Motors.

En l’absence de l’implication des constructeurs tricolores, c’est donc du côté des équipementiers (Faurecia, Plastic Omnium) que l’industrie automobile française commence à se positionner. On peut toutefois ajouter qu’à travers la thématique mobilité écologique de l’ex-NFI (Nouvelle France Industrielle), le CEA anime un programme stockage d’énergie qui concerne aussi bien l’hydrogène que la batterie, et que la PFA envisage l’arrivée de la pile à combustible à l’horizon 2030 en tant que prolongateurs d’autonomie pour des véhicules à batterie, ou dans le cadre d’un marché de niche pour les flottes.